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Pour commencer, je n'ai pas vu les films à leurs sorties, c'est un tort et c'est donc sur trois jours que je me fais une séance de rattrapage. Voici donc une chronique toute fraîche d'un film de 2012.

Et vlan. Une claque. Peter Jackson est un réalisateur qui à l'instar de James Cameron a tout compris de son art, le respecte et le fait avancer.

La preuve flagrante avec cette nouvelle trilogie du Hobbit qui contrairement au Seigneur des Anneaux n'est pas une tragédie humaine mais une véritable aventure sur les terres de Tolkien, construite pour nous procurer toutes sortes d'émotions et nous emmener là où nous sommes passés il y a dix ans et bien plus loin encore. Exploration du mythique univers créé par l'écrivain, l'imagination débordante dont fait preuve une fois de plus l'équipe créative montre toute l'audace d'un cinéma généreux, pensé pour le public tout en respectant avec intégrité le livre de Tolkien, en en puisant des éléments, en les mettant en scène avec une cohérence admirable et nous révélant de nouveaux décors, de nouveaux personnages, de nouveaux enjeux, une nouvelle mythologie, bref cette aventure se passe sur les terres déjà explorées mais dont nous n'avions qu'effleuré la beauté dans la première trilogie. Et puis revoir des gueules qui nous ont marqués et manqués à l'image d'un Gandalf au sommet de sa forme, ça c'est une putain d'émotion parce que nous, spectateurs, avions vécu intensément le Seigneur des anneaux, nous étions plongés dans cet univers, avions accordé foi en notre imaginaire, en notre capacité à créer un autre monde. En la capacité de Peter Jackson a nous faire nous envoler de nos sièges. Parce qu'il faut des 'corones' pour bâtir de telles oeuvres, une foi inébranlable dans la seule liberté qui nous reste à tous : l'imaginaire et l'art. L'art est une dialectique entre l'industrie et la création et Peter Jackson, Steven Spielberg, James Cameron ou encore Guillermo Del Toro l'ont tous compris. Peter Jackson grâce aux techniques encore plus développées de motion capture, de l'image de synthèse ou encore du passage à 48 images/seconde prouve une nouvelle fois qu'il est un précurseur et que bon nombre d'ersatz peuvent aller se rhabiller. Ce mec a une compréhension totale et absolue de son art et par sa mise en scène encore plus soignée impose de nouveaux standards en termes d'écriture cinématographique et de mise en scène. Car ce film est pensé, écrit et réalisé pour le cinéma, pour le public et ne dévie ni ne faiblit jamais en cours de route. Un cinéma généreux et immersif comme jamais, comme si peu savent le faire à cette échelle.

Que dire de plus?

Un résumé? Ne perdons pas nos bonnes habitudes, direction Allociné : Le Royaume perdu des Nains d'Erebor a été conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon Sacquet rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers… Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum. C'est là qu'avec Gollum, sur les rives d'un lac souterrain, le modeste Bilbon Sacquet non seulement se surprend à faire preuve d'un courage et d'une intelligence inattendus, mais parvient à mettre la main sur le "précieux" anneau de Gollum qui recèle des pouvoirs cachés… Ce simple anneau d'or est lié au sort de la Terre du Milieu, sans que Bilbon s'en doute encore…

Et nous retrouvons ce cher Gollum, perverti par l'anneau et son pouvoir fabuleux que Bilbon découvre bien malgré lui. Les nains sont traités avec malice et intelligence, un traitement non dénué d'humour qui rend leur compagnie encore plus attachante. Surtout il faut voir comment Jackson est capable d'îconiser Thorin Écu-de-Chêne qui lors d'une bataille avec les orques est filmé tel un Conan avec sa branche d'arbre dans la main et une lame dans l'autre. Un personnage de 1m10 filmé comme un guerrier ultime. Jackson sait rendre l'ampleur de ses personnages à l'écran et le fait avec brio. Martin Freeman est tout simplement parfait dans le rôle de Bilbon, chétif et aventureux, Ian McKellen peut nous emmener dans n'importe quelle aventure, on le suit avec fascination. Rien à dire de plus sur une histoire qui commence seulement et s'étendra sur les deux prochains films. Reste le plaisir de retourner là où nous nous étions aventurés. La bande originale nous rappelle les thèmes développés dans le Seigneur des Anneaux, et c'est un pur plaisir de les retrouver réorchestrés et développés vers de nouveaux horizons.

Bref, comment le dire autrement? Je suis conquis par ce premier volet, Peter Jackson est un putain de génie, qu'on se le dise, et j'attends Smaug avec impatience.